Plan- Dévelopement de Tsembehou (2003-2012)
 
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Nécrologie

•2 mars 2003

Le téléphone à Tsembéhou

° La Commune est née

Construction de la Mairie

Commune de Tsembéhou

Rentrée scolaire

Un nouveau paysage politique

Municipalité

Une délégation tsembéhouenne à la présidence

Etoile Filante se dote d'un nouveau bureau

Vacances, mariages et dépenses

Baccalauréat: Dans le sérieux et la franchise

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Tsembéhou-Chandra : les démons de la division refont surface:

Une trentaine de personnes, originaires de Chandra, ont attaqué le 15 juin 2009 l’école primaire de Mtsimbatsy. Le bilan est lourd. Plusieurs blessés dont trois dans un état grave et des cultures ravagées.

Deux semaines plus tard, le 1er juillet, le Gouverneur de l’île, Moussa Toyibou, entouré de son cabinet, invita dans son bureau des délégations de Tsembéhou, Chandra et Drindri. Des autorités religieuses et des personnalités politiques de Ndzuani y étaient également présentes.

Les deux autres localités voisines étaient représentées par une dizaine de personnes, chacune, tandis que Tsembéhou qui n’a reçu l’invitation que dans la matinée a été représentée par six personnes (Cheik Mloulou, Foundi Azihar, M Laidine Ahamadi, M.Toibrane Bacar, M. Simédou et le proviseur Salim.)

Cette rencontre a été une occasion pour la délégation de Tsembéhou de faire part aux autorités de l’île de leurs préoccupations face aux menaces de plus en plus grandissantes venant de la localité voisine. « Tsembéhou a toujours su garder son sang froid, a souligné Foundi Azihar avant d’ajouter qu’il a, lors de la prêche du Vendredi 19 juin, appelé la population à se préparer pour mettre fin définitivement à ce conflit qui n’a que trop duré». Pour sa part Cheik Mloulou a demandé aux notables présents d’être francs et sincères et de dire la vérité sur le terrain de Mtsimbatsy que des gens de Chandra réclamaient violemment. M. Mouhamadi Abdou dit Gentille, de Chandra, a pris alors la parole devant l’assistance pour affirmer que les deux localités se déchirent inutilement. Et qu’en vérité Mtsimbatsy est un terroir qui appartient à Tsembéhou. C’est Mchobera (M. Flaubert) de la Société Coloniale de Bambao qui avait officiellement remis ce terrain à la ville de Tsembéhou. A la même époque, soutient-il, Chandra avait reçu de la société coloniale un autre terrain situé à la sortie du village en direction de Msakini. Cette déclaration, la première du genre, constitue une évolution positive. C’est la première fois qu’un habitant de Chandra reconnaît publiquement l’appartenance de Mtsimbatsy à la ville de Tsembéhou.

Avant que la séance ne soit levée, M. Moussa Toyibou proposa qu’on forme une commission de suivi de cinq personnes.

Historique de Mtsimbatsy

C’est depuis 1946 que Tsembéhou exploite cette mini plaine au centre de la Cuvette. Une délégation, composée d’hommes et de femmes s’était redue au siège de la Société Coloniale de Bambao pour demander à M Flaubert (en comorien Mchobera) de mettre à leur disposition un terrain pour la culture. Le colon avait donné son accord de principe. Et après des négociations, il a proposé Mtsimbatsy à la grande satisfaction des Tsembéhouens.

En 1957 lors de la construction de l’Ecole primaire, les autorités villageoises avaient proposé Mtsimbatsy alors que le pouvoir colonial souhaitait implanter cette école à Habwihi, là où est construite la Mairie. En contrepartie, les propriétaires des terrains occupés pour la construction de l’école ont reçu, chacun, en échange un espace équivalent à Dziani. La zone est vite baptisée « Dziani Mtsimbatsy », un terroir appartenant à Tsembéhou.

En 1967, une tentative d’occupation de ces terrains a été repoussée violemment, laissant des blessures qui ont mis du temps avant de se cicatriser. Les relations entre les deux localités s’étaient tellement améliorées quand en 2003 les démons de la division avaient refait surface. Les événements douloureux du 15 juin 2009 sont venus détériorer davantage ces relations. Et comme toujours dans ce genre de conflit c’est Chandra qui perd plus.

Le 15 juin 2009

Tsembéhou encore sous le choc, deux semaines après les événements malheureux de Mtsimbatsy. C’était le 15 juin 2009 vers 9 h du matin. Un groupe d’une trentaine de personnes, originaires de Chandra, localité voisine, armées de gourdins, bouteilles et armes blanches, ont attaqué une classe de CM1, de l’école primaire de Tsembéhou. Ils ont commencé par lancer des pierres à l’intérieur de la salle avant de faire irruption à l'intérieur et frapper aveuglement les enfants de 9 ans à 11 ans. Leur enseignant, Maître Roger, a reçu plusieurs coups sur la tête, les épaules et sur le dos. Il a été contraint de garder le lit, immobile, pendant plusieurs jours. Presque tous les élèves de cette classe (un effectif de 35 élèves) ont reçu des coups, mais les plus touchés sont Ibrahim Houmadi qui s’en est sorti avec deux dents arrachées, son collègue Ibrahim Ahamadi a eu le bras gauche fracturé. Un troisième élève a eu une côte cassée. D’après le témoignage de M. Roger, il y a plusieurs blessés. Sur le chemin de retour, les agresseurs ont détruits plusieurs champs de culture à Mtsimbatsy et à Gouni.

Le choc qu’a provoqué cette attaque barbare se lit encore sur les visages des élèves et de leurs parents. Et tous attendent que la justice soit rendue. Quels que soient les motifs évoqués, cette attaque des jeunes enfants innocents est condamnable.

Les causes de cette agression barbare ne sont pas encore connues. Cependant l’on sait que ce jour-là presque simultanément, une altercation a éclaté au collège de Tsembéhou qui accueille les élèves de ces deux localités (Tsembéhou et Chandra), voisines de quelques centaines de mètres. Il faut souligner que des altercations entre deux jeunes ou deux groupes sont sporadiques dans ce collège. Mais ce 15 juin, certains croient qu’il s’agit d’un complot prémédité. Pour quel intérêt ? Il est encore trop tôt pour répondre.

Une ville sous le choc

La nouvelle de l’agression de Mtsimbatsy avait choqué toute la ville de Tsembéhou. Ce choc a été d’autant plus grand parce que les gendarmes dépêchés incognito sur les lieux se sont mis à pourchasser des gens à l’intérieur de la ville de Tsembéhou. Des portes ont été défoncées, plusieurs personnes arrêtées et conduites à la brigade de gendarmerie de la ville. Ce 15 juin rappela à la population un certain 2 mars 2003. Ce jour-là, suite à une altercation entre des jeunes de ces deux localités, les militaires de Mohamed Bacar, ex-chef de l’exécutif de l’île, sont venus assiéger Tsembéhou et arrêter une cinquantaine de personnes pendant une semaine. Il y a eu deux blessés graves par balles.

Le 16 juin 2009 des gendarmes sont venus arrêtés les collégiens à l’origine de ce conflit. Deux d’entre eux ont été appréhendés. Deux autres ayant eu vent de la nouvelle se sont enfuis. Les hommes en kaki ont interpellé leur maman. N’ayant vu aucun élève de Chandra présenté à la Brigade de la Gendarmerie, certains jeunes de Tsembéhou ont cru à une machination, d’autres à une partialité. Une foule a pris d’assaut la brigade pour libérer les prisonniers. Des gendarmes ont essayé de résister en tirant des coups de feu en l’air. Face à l’irréductibilité des assaillants ils ont été contraints de les remettre en liberté avant de demander des renforts. A leur arrivée, la ville était quasiment déserte. Ils ont levé leur siège vers la fin de l’après-midi.

S’en est suivie une série de rencontres au collège (le 20 juin), à la place publique (Pangahari le 16 juin) et enfin au Gouvernorat de Patsy ce 1er juillet 2009.

Le fait que les deux parties acceptent de s’asseoir autour d’une même table est en soit rassurant. Il reste à les persuader que ce qui les réunisse est plus important que le ravin de la rivière Tratinga qui les sépare.

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CELEBRATION DES MARIAGES A TSEMBEHOU

Les vacances seront cette année bien animées à Tsembéhou. Pas moins de Dix mariages sont au programme du 10 juillet au 12 août. Nous ne manquerons pas de compléter le tableau ci-dessous dès que les informations y afférentes nous parviennent.

ISSOUF HALIDI & ECHAT ALLAOUI 10/07/09

MOHAMED ABOU & HADHOIRATI 17/07/09

ANRIFOU ABDALLAH & ASNA MAANFOU 24/07/09

ALI BACAR & KASSABOU DAOUD 30/07/09

AHAMADI ABDALLAH & XY 31/07/09

DJAMIL HOUMADI & ZAIDATI ABDOU 17/07/09

NAKIM HOUMADI & NOUSSOURA ASSANI 02/08/09

SAINDOU SOUFIANE & XY 04/08/09

ISSYAKA ABDOU & CHAMSIA MOUSTOIFA 05/08/09

ABOU BACAR SALIM (MAJUNGA) & NAFSIA ALI HOUMADI 12/08/09

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La mosquée de Vendredi de Tsembéhou en construction.

 

 

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