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Chaher Ahamadi, une étoile qui monte.

 

Tsembehouinfo vous invite à découvrir le portrait caché d'un jeune garçon de vingt ans qui perpétuellement veut réussir sa vie dans plusieurs domaines. Ce jeune garçon se nomme Chaher AHAMADI, fils de Bweni ECHAT COMBO.

En effet, Chaher est actuellement en deuxième année en classe de terminale S (Scientifique), option Mathématique.

En dehors des études, Chaher s'offre de plaisir de pratiquer du sport. Il a choisi un sport en pleine évolution dans sa ville natale de Tsembéhou et ce sport c'est le volley-ball.

Dans cette discipline, notre jeune s'est fait vite reconnaître par le public de Mayotte. Avec ses coéquipiers du volley club de Vahibé (VCV), ils ont terminé 2è au classement du championnat de Mayotte, catégorie senior. Cette performance leur a valu des billets pour Port Louis (Maurice) où ils ont participé à un tournoi interrégional.

Durant tout le tournoi, notre jeune Chaher s'est fait vite remarquer par les responsables des équipes de la Réunion , Madagascar, et Seychelles. Indiscutablement il s'est révélé comme étant le meilleur joueur de son équipe. Mais malheureusement pour lui, son équipe a perdu ses trois rencontres respectivement face à Madagascar (3-0), Réunion (3-1) et Seychelles (3-0). Après cette expérience, je suis parti à sa rencontre pour recueillir sa réaction.

 

 Monsieur Chaher, je sais que vous êtes un peu déçu de perdre mais comment vous pouvez résumer en quelques mots   cette prestation ? 

Oh! Bof, ce fut un immense plaisir de prendre d'abord l'avion, ensuite vient la sensation de jouer.  

Oui, je sais que vous aimez jouer, mais dans quelles conditions vous avez abordé ces rencontres ?  

  Lorsque vous connaissez les adversaires contre lesquels vous allez faire face, cela facilite la tâche ; mais si vous ne les connaissez pas et que vous les découvrez pour la première fois, cela fait un peu mal. Ces gens sont bourrés de talents, à force de participer à des rencontres internationales, ils prennent plaisir à jouer. Nous, c'est la première fois que nous participons à des rencontres pareilles .

Donc, si je vous ai bien compris, vous ne vous sentez pas du tout abattu ?

Non, pas du tout, c'est vrai que j'ai perdu deux rencontres sur le même score de3 à 0 et une troisième par 3 à 1, mais ce n'est pas un problème , vous savez la défaite ne fait toujours pas plaisir. Mais pour un sportif je crois que la première des choses est de savoir accepter la défaite. C'est vrai qu'il y a des défaites qui font mal, mais les miennes à l'île Maurice m'ont, au contraire, appris à évoluer.

Avant de vous lâcher, qu'est ce que vous pouvez souhaiter pour ta ville natale Tsembéhou ?

Vous savez ! Tsembéhou, c'est ma vie, mon rêve et mon espoir de vivre. Je n'ai pas grandi dans cette ville mais je vous assure elle est restée à jamais graver dans ma mémoire. Entre temps, je voudrais d'abord en tant que sportif souhaiter que mon île, Anjouan, se réconcilie avec les autres îles de l'archipel. Ensuite, je pense que le reste viendra tout seul. En outre, j'aurais aimé voir une équipe de volley-ball de Tsembéhou participer au prochain tournoi qui aura lieu aux Seychelles l'année prochaine.

A vous le de la fin !

Je suis optimiste. Anjouan retrouvera très bientôt la paix et les conflits sociaux cesseront. Le reste, je compte me battre cette année pour décrocher mon bachot. »

 

Musulman pratiquant, Chaher dirige aussi les prières dans les mosquées à Vahibé et à Tsembéhou. Son ambition est d'apprendre par cœur tous les versets du Saint Coran. Il a déjà fait sa preuve en dirigeant pendant le dernier ramadan la prière de Tarawuihi dans la grande mosquée de Vahibé, suppléé parfois par un autre jeune natif aussi de Tsembéhou. Tous nos vœux d'encouragements.

Propos recueillis par HOUTHAYARA SAID (sur notre photo)