Les étudiants comoriens à Madagascar en difficulté .
Une grande partie des étudiants comoriens à Madagascar sont menacés d'expulsion parce qu'ils ne disposent pas de titre de séjour.L'affaire fait grand bruit aux Comores où les parents et les proches s'inquiètent du sort réservé à ces enfants. Dans une interview accordée à un quotidien malgache, l'ambassadeur Halidy Charif explique que c'est un problème qui date de 2001. Pour lui beaucoup d'étudiants se trouvant en situation irrégulière se plaignent du coût élevé du visa de séjour à Madagascar. Il ajoute que des jeunes ressortissants comoriens en situation irrégulière qui prétendent être des étudiants amplifient la situation, dans le but de mettre la pression sur les responsables comoriens.
Il a fait aussi savoir qu'il a demandé une audience auprès du ministre de l'Intérieur après avoir rencontré les autres responsables du département concerné. Et il attend une réponse dans le sens d'un ajournement du départ des étudiants en période d'examen et décidés à régulariser leur situation.
Pour sa part le ministre Ahmed Ben Said Jaffar, le chef de la Diplomatie des Comores a déclaré dans le journal Al-Watwan du 11 octobre que les autorités comoriennes font de leur mieux pour voir comment temporiser ces mesures d'expulsion avec les autorités malgaches. Il demande cependant aux parents de faire en sorte que les étudiants s'acquittent de leurs visas pour pouvoir faire leurs études dans la sérénité.
Sur les 5000 comoriens vivant dans la grande île, près de 700 sont concernés par cette mesure.
L'Union africaine sanctionne le colonel Bacar et ses hommes.
Le Conseil de paix et sécurité (PSC) de l'Union africaine (UA) réuni à Addis-Abeba mercredi 10 octobre a décidé d'imposer une série de sanctions contre les autorités illégales de l'Ile d'Anjouan pour leur refus de se soumettre au gouvernement d'union de l'archipel des Comores.
Le président de la Commission de l'UA, Alpha Oumar Konaré a déclaré que les sanctions recommandées, comme les interdictions de voyager, le gel des fonds ainsi que des ressources financières et économiques, et les restrictions des liaisons aériennes et maritimes avec Anjouan, étaient appropriées.
M. Konaré a aussi demandé au Conseil de faire appliquer ces mesures afin d'éviter le recours à des moyens plus fermes que ceux qui sont présentement requis.
Si les objectifs de ces mesures ne sont pas atteints durant la période de 45 jours, la commission va se réunir pour adopter d'autres mesures plus coercitives comme un blocus aérien et maritime .
Mais « si durant cette période, les autorités illégales d'Anjouan acceptent d'organiser de nouvelles élections, ces sanctions seront levées, » a souligné le responsable du Conseil de paix et de sécurité de l'UA, M. Said Djinnit.
Ces sanctions qui prennent effet dès maintenant comprennent des restrictions de déplacements et le gel des avoirs à l'étranger. Elles visent le colonel Bacar, les membres du gouvernement, le Parlement, le cabinet civil du président et l'état-major de la gendarmerie d'Anjouan, ainsi que d'autres personnalités qui financent les autorités illégales.
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