ACTUALITE
 

Championnat de FootBall

Etoile Filante s'en sort plutôt bien

L'équipe Etoile Filante de Tsembéhou vient de débuter avec optimisme le championnat de Football. Après 3 matchs joués, elle s'en est sortie avec 4 points, occupant ainsi la 3è place derrière Faigaffe de Ouani et Mgnamba de Domoni. Tous ceux qui ont vu cette équipe jouer reconnaissent en lui des qualités, un niveau technique et tactique appréciables. Elle vient de jouer deux matchs sur son stade de Mtsimbatsy. Dans l'ensemble, le public qui s'est déplacé en masse n'a pas été déçu. Mieux il a été bien servi lors du premier mach joué le 12 janvier à Tsembéhou contre Chirazienne de Domoni. La formation tsembéhouenne a latéralement écrasé les Domoniens en leur infligeant un score de 4 buts à 0. Historique! Les recettes réalisées ce jour-là ont été également historiques. De mémoire de l'entraîneur El Kabir Siradjidine jamais match de football à Mtsimbatsy n'a rapporté plus de 40.000 Francs comoriens. Et pour la première fois le match contre la Chirazienne a ramené la somme de 82.000 F. Dans un stade de Mtsimbatsy non clôturé, seuls payaient les supporteurs qui voulaient. A 100 f le ticket on peut estimer que ce sont 820 personnes qui ont accepté de payer, presque le quart des spectateurs présents sur le stade ce jour-là. Lors du 2è match, le 23 janvier dernier, Etoile avait fait match nul (1-1) avec Eclypso de Ouani. Tous les supporteurs de l'Etoile, présent à Mtsimbatsy, ont pu remarquer encore une fois que leur club n'avait pas mérité un tel échec. Cependant un arbitrage catastrophique leur a privé d'une victoire certaine. L'échec concédé par Etoile devant Mgnamba de Domoni (2-3) est aussi difficile à digérer. Les hommes de Soubidina menaient 2 buts à 1 à la pause. Ils n'avaient cependant pas su protéger ce score. Tout compte fait les 7 buts marqués ont été l'œuvre de 3 joueurs. Fédéral 3 buts, Bayilo 3 buts et Harouna 1 but sur penalty. La phase Aller prend fin le 13 février prochain. D'ici là, Etoile doit disputer deux matchs. Elle sera à Ouani le 5 février avant de recevoir à Tsembéhou le 13 févier Comorozine de Domoni. Quand on sait que Faigaffe n'a perdu jusqu'alors aucun match, on imagine que la tâche ne sera pas facile pour les Tsembéhouens. Mais comme disait l'autre la balle est ronde.

La rénovation

La phase Aller du championnat comorien de football a débuté le 8 janvier dernier dans l'île d'Anjouan. Et dans l'ensemble tout se passe très bien. Cependant les responsables de la sécurité doivent doubler de vigilance car les risques sont encore nombreux. Les stades sont animés et parfois surchauffés. En effet, la présence nombreuse des gendarmes et de la police municipale autour des stades constitue une force de dissuasion contre tout débordement. Dans l'organisation de ce championnat, les responsables ont apporté, cette année, une grande nouveauté. Les douze équipes de la Première Division sont reparties en deux poules de six équipes chacune. La première poule regroupe les six clubs de Mirontsy(2), Mutsamudu(3) et de Sima(1). La seconde rassemble les six formations de Ouani(2), Tsembéhou(1) et de Domoni(3). Cette répartition est aussi valable pour les clubs de la deuxième division. Les responsables anjouanais de la Fédération expliquent cette répartition géographique par le souci de la fédération, de la ligue et des districts de bien vouloir conserver un football de qualité dans l'île. C'est pour eux une façon de rattraper par conséquent le retard accumulé ces dernières années. En effet, à l'issue du championnat de l'année dernière, les responsables du Football ont du garder, après un consensus difficilement acquis, 12 clubs en première division et autant en D2. Après les phases «  Aller et Retour » du présent championnat, les trois premiers de chaque poule disputeront ensemble des compétitions pour finalement dégager le champion de l'île. Ce dernier ira disputer la finale avec les autres leaders de Ngazidja et de Mohéli. Pour leur part les trois derniers de chaque poule s'opposeront, eux aussi, dans un tournoi pour le maintien en D1. Seules les deux premiers clubs seront maintenus tandis que les quatre autres seront relégués en division. On comprend donc pourquoi les clubs disputent les matchs avec courroux.

Résultats des matchs après les 3 premières journées.

 

Poule A

 

Clubs

Scores

AJSM/ Citadelle

0-0

Etoile d'Or/ Ngazi

2- 0

Atletico / Style

2-3

Style / AJSM

0-0

Citadelle/ Etoile d'Or

1-1

Ngazi / Atletico

3-0

AJSM / Ngazi

1-1

Etoile d'Or/ Style

1-0

Atletico/ Citadelle

0-1

Poule B

 

Clubs

Scores

Faigaffe/ Eclypso

2-0

Etoile Filante / Chirazienne

4-0

Comorozine /Mgnamba

1-2

Eclypso / Comorozine

2-2

Chirazienne/ Faigaffe

1-3

Mgnamba / Etoile Filante

3-2

Faigaffe/ Mgnamba

1-0

Etoile Filante / Eclypso

1-1

Comorozine- Chirazienne

2-0

 

 

Rang

Clubs

Points

1

Faigaffe

9

2

Mgnamba

6

3

Etoile Filante

4

4

Comorozine

4

5

Eclypso

2

6

Chirazienne

0

 

 

 

 

 

Actes de vandalisme à la mairie.

Le maire de la Commune de Tsembéhou vient de porter plainte contre quatre personnes, soupçonnées d'être les instigateurs des actes de vandalisme perpétrés sur le chantier de la mairie. Ces personnes étaient entendues, mercredi 26 janvier, par le commandant de la Brigade de Gendarmerie de Tsembéhou, l'adjudent Madjid Combo. Elles ont plaidé coupables et ont demandé à être pardonnées. Le commandant leur a ordonné de revenir le lendemain pour le verdict. En effet , le lundi 24 janvier vers 19 h 00 un groupe d'individus s'en est pris aux piquets plantés sur le chantier. Ces piquets retracent les limites de la véranda du nouveau bâtiment qui abritera les services de la Mairie. Ces bandits parmi lesquels se trouvaient un secrétaire général à l'Assemblée législative de l'île e t un chauffeur de camion ont agi ainsi parce qu'ils estimaient que certains piquets ont dépassé les limites et sont introduits dans l'enceinte du stade (de Dagolajou). Se considérant comme les responsables de ce stade, ils avaient mobilisé un groupe des jeunes du quartier et ont enlevé les quinze piquets. Cet acte releve du banditisme pur et simple. D'abord parce que les piquets « hors limite »en question délimitaient la zone où allait être construite une tribune. Et pour ce faire le portail devrait être déplacé, necéssitant ainsi la modification du mur. Ensuite les notables du quartier ont été informés de la nature du travail qui allait être réalisé et ils ont donné leur accord. Enfin, le stade qui se situe dans l'enceinte de la mairie est une propriété communale. Nul ne peut donc prétendre que ce stade lui appartient. Cet acte de vandalisme avait mis le maire et le ministre Nadjib dans tous leurs états. Ils avaient plaidé pour des sanctions exemplaires. Cependant au sein du conseil municipal tout comme au sein du bureau politique de l'Alliance certaines personnes recommandent des sanctions légères. Le sort de ces bandits avait fait l'objet d'une serie de réunions du bureau politique de l'Alliance. Beaucoup de gens pensent que derrière cet acte de vandalisme se cachent des meneurs affolés de voir que les travaux pour la construction de la mairie avancent harmonieusement. Ils ont voulu créer des troubles pour perturber le bon déroulement des travaux. En effet le 2è chainage achevé, les travailleurs sont en train de préparer le coffrage. Le béton , programmé le dimanche 30 janvier, drainera assurement une foule immense. Au grand dam des Wakutruzi.

Assemblée législative de l'Union des Comores

Loi de Finances 2005 adoptée

Les députés de l'Union viennent enfin d'adopter la loi de Finances 2005. C'est le premier budget consolidé du Nouvel Ensemble Comorien. Beaucoup d'observateurs avaient craint que les députés n'arrivent à se mettre d'accord sur ce texte. Heureusement ils ont fait preuve de sagesse, de sérénité et de courage. En deux semaines de session extraordinaire, ils ont adopté la loi de Finances 2005, un projet relatif aux quotes-parts et un autre projet sur les opérations financières de l'Etat. Les recettes publiques s'élèvent à 17 milliards 936,81 millions reparties ainsi : l'Union des Comores : 6 milliards 123,74 millions(34 %) ; Ngazidja 5 milliards 452,73 millions(30 %) Anjouan 4 milliards 772,24 millions (27 %) Mohéli 1 milliard 588, 09 millions (9 %). Les dépenses publiques sont arrêtées à 23 milliards 974,81 millions. Après déduction des charges de la dette publique et des contributions aux organismes internationaux, les taux relatifs aux quotes-parts sont fixés ainsi : Union  37,50 % ; Ngazidja 27,4 % ; Anjouan 25,7% ; Mohéli 9,4 %. Lors de la présentation du projet de budget pour l'exercice 2005, le ministre des Finances de l'Union, M. Ahamadi Abdoulbastoi a souligné que la loi de Finances 2005 s'inscrit dans le cadre du retour à l'équilibre budgétaire. Elle permettra de restaurer la crédibilité de l'Etat auprès de ses créanciers intérieurs et extérieurs et impulser une politique de croissance économique soutenue. L'argentier de l'Etat prévoit un taux de croissance de 3% en 2005 contre 1,1% en 2004. Il espère une inflation de 3% contre 4,3 l'année dernière.

Etoile Filante maintient le cap

Après la phase/ Aller du championnat de football, Etoile Filante de Tsembéhou occupe la 2è place dans sa poule. De bons résultats qui permettent aux Tsembéhouens de préparer la phase /Retour avec optimisme et beaucoup de confiance. En s'imposant devant Comorozine de Domoni par le score de 1 but à 0 , Etoile Filante a sauvé les meubles. C'était d'ailleurs, un match décisif qui lui a permis de passer de la 3è place à la deuxième. Un échec lui serait fatal. L'équipe serait reléguée à la 5è place. Tous les supporteurs tsembéhouens étaient au courant de l'importance du match. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils s'étaient rendus en masse au stade de Bambao M'Tsanga où était joué ce match. Et ils n'étaient pas déçus. Car dès la première partie Mouzdé, particulièrement actif ce jour-là, recevant une passe décisive de Fédéral, logea la balle dans les filets. Le but, l'unique but de la rencontre, est accueilli avec liesse par des spectateurs qui ne demandaient que ça. Le stade a failli exploser. Le suspens était total à Tsembéhou. D'habitude lorsque l'équipe se déplaçait à Ouani ou à Domoni, les supporteurs restés en ville suivaient l'évolution du match, étape par étape, grâce au téléphone portable. Mais cette fois-ci, à Bambao Mtsanga, le réseau téléphonique fait défaut. Ce qui explique que l'attente des résultats a été longue. L'équipe et ses supporteurs ont regagné Tsembéhou dans un imposant cortège qui a attiré toute l'attention de la population. Bicyclettes, motos, automobiles, bus, camions. Tout ce que Tsembéhou disposait comme moyen de transport était mobilisé pour transporter des supporteurs. Dans un concert de klaxons, ils ont ainsi regagné la ville, accueillis par des youyous, des applaudissements et de congratulations. Ils ont prolongé la fête en faisant le tour complet de la ville. Nous avons réalisé, à travers cet accueil, combien les Tsembéhouens portent à cœur leur équipe.

Les Sanctions 

Si l'équipe Etoile Filante avait reçu Comorozine de Domoni sur le stade de Bambao Mtsanga c'était pour répondre à une sanction que la Commission d'Homologation a infligée aux coéquipiers de Bacar Halim dit « Bisso ». Le stade de Tsembéhou était sanctionné parce que un supporteur d'Etoile Filante s'était comporté d'une façon insolente devant un supporteur d'Eclypso lors d'un match le week- end dernier. En effet ce qui s'était passé cet après-midi- là, à Mtsimbatsy, c'était de l'anti-jeu. Un supporteur d'Etoile Filante croyant mieux faire avait versé délibérément de l'urine sur un supporteur d'Eclypso. Ce dernier que les supporteurs de la formation tsembéhouenne ont présenté comme le sorcier de l'équipe ouanienne s'était comporté effrontément. Devant tout le monde retardant pendant une quinzaine de minutes le début du match. Il était venu se tenir debout, dans la périmètre de sécurité, juste derrière le gardien de but d'Eclypso, son gardien. Malgré l'intervention de la police municipale, de l'arbitre et des dirigeants de la ligue, le « Sorcier » refusa de quitter les lieux. Le temps coula et l'arbitre a fini par se résigner. Il a quand même donné le coup d'envoi du match laissant le « Sorcier » implacable dans la périmètre de sécurité. A la 25è minute, lorsque Eclypso menait un but à zéro, un supporteur d'Etoile Filante, croyant que la magie a joué son rôle, avait cherché le moyen de la conjurer. Pour lui l'urine serait l'ingrédient utile pour déjouer le sort. Cet acte isolé, certes ignoble, inaperçu pour les milliers des spectateurs et joueurs présents au stade de Mtsimbatsy, sera porté devant la commission d'Homologation. La sanction a été dure pour l'équipe qui était contraint d'aller jouer un match décisif loin de leur stade à Bambao Mtsanga. Les supporteurs d'Eclypso ont fait pire. Cette sanction ne les a pas calmés. Le samedi 5 févier, lors du match entre Faigaff et Etoile Filante à Ouani, ils se sont servis de jerricans entier d'urine pour mouiller les supporteurs d'Etoile, venus nombreux à Ouani soutenir leur club. Des spectateurs ouaniens et autres ont aussi reçu quelques gouttes de cette liquide malpropre. Un premier bidon a été versé un peu avant la fin du match. Et un deuxième après la rencontre, dans le camion qui avait transporté les supporteurs. La colère de ses supporteurs était à son comble. Beaucoup d'entre eux n ‘avaient pas entendu parler de cet incident de Mtsimbatsy. Ils l'ont appris à leurs dépends à Ouani. Beaucoup de jeunes menacent de se venger le jour où le Ouaniens viendront à Tsembéhou. Mais des adultes et des responsables de l'équipe tsembéhouenne multiplient les contacts et les discours de persuasion. Seront-ils entendus ? C'est tout le malheur qu'on leur souhaite. La sanction infligée reste la suspension du stade de Ouani pour deux matches. Soulignons que Etoile est sanctionnée aussi pour deux matchs. Ces comportements inamicaux sont contraires à l ‘esprit du jeu. Il appartient très rapidement aux dirigeants des clubs de tout faire pour sensibiliser davantage les jeunes sur le comportement à adopter sur les stade. Le sport doit toujours être considéré comme un facteur d'union et non le contraire.

Téléphone à Tsembéhou: Le central a finalement démarré

Le projet va finalement avancé. Des informations précises très prochainements.........

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Nous vous présentons ci-dessous un article paru dans le journal gouvernemental Alwatwan N°868 du 11 février2005.

Le central téléphonique de Tsembéhou qui a coûté près de 400 millions de francs comoriens à la SNPT n'est toujours pas opérationnel 14 mois après la tentative ratée de démarrage. Les techniciens se préparent, dans les jours à venir, à ultime coup d'essai .

Pour convaincre le fournisseur sud-africain d'Intershore de la mauvaise qualité de son équipement de retransmission, la Direction générale de la SNPT a décidé de procéder, dans les jours à venir, à l'installation, à titre d'essai, de deux bonds de retransmission entre Ouani, col de Patsy et Tsembéhou. Le temps juste de persuader les responsables de l'Intershore que c'est leur matériel qui est à l'origine des déboires de la SNPT. Pour la construction de ce central, la SNPT avait fait appel aux services de deux fournisseurs : Intershore pour les faisceaux hertziens Ouani-Col de Patsy-Tsembéhou, Alcatel( France) pour le central. Désagréable surprise. Lors du lancement en décembre 2003, le central refuse de répondre. Depuis, des missions techniques, nationales et étrangères, se sont succédées à Anjouan pour chercher à découvrir l'origine de la panne. Intershore lui-même avait envoyé dans l'île ses techniciens. Mais sans résultats. Pendant donc plus d'une année, les fournisseurs du Central ( Alcatel) et ceux des faisceaux( Intershore) se sont jetés la responsabilité de ce blocage. Cependant après des vérifications très poussées qui se sont traduites par la déportation à Ouani du central de Tsembéhou, les techniciens de la SNPT demeurent catégoriques. Le problème réside dans les faisceaux. Mais informés de ces résultats, les responsables de la Société sud-africaine Intershore ne veulent pas admettre que le blocage venait de leur matériel. « Nous allons installer les deux bonds de retransmission et à partir de Tsembéhou nous allons les appeler pour leur faire signifier qu'effectivement c'est leur matériel qui était défectueux » déclare avec une grande assurance M. Thabiti M'Hadji, directeur régional de la SNPT. Le non-démarrage de ce central avait suscité beaucoup de commentaires dans les localités bénéficiaires de Tsembéhou, Drindri et Chandra. Bâtiment et pylônes construits, réseau interne installé et la liste des futurs premiers abonnés établie, la population de la région attendait impatiemment le téléphone depuis décembre 2003. Certains observateurs déclaraient ne pas comprendre qu'une société comme la SNPT dont la renommée dans sa gestion dépasse les frontières nationales puisse laisser aigrir, une année durant, un ouvrage qui lui a coûté près de 400 millions de francs comoriens. Faute d'information claire, certains parlaient de laxisme, d'autres de négligence ou de sabotage. Pour sa par M. Thabiti M'Hadji, constamment sollicité par des délégations de la région, objectait. Selon le directeur régional, les responsables de la SNPT sont si préoccupés, plus que tout autre, à la mise en marche de ce central de Tsembéhou. Et d'égrener la série de missions déployées dans l'île avec tout ce qui vaut comme dépenses.

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Le Béton à la mairie: M. Assadi Ahamadi participe aussi aux travaux

Dans une ambiance bon enfant, la première partie de la mairie a été bétonnée le dimanche 30 janvier. Plusieurs dizaines de personnes, jeunes et adultes, ont répondu favorablement à l'appel de M. le maire, du Ministre et du Député. Ces trois personnalités ont appelé les Tsembéhouens de bonne volonté à venir prendre part à cette étape significative de l'évolution des travaux qu'est le bétonnage. Ils étaient venus en masse à tel point que le chef de chantier, M. Dhoimir Houmadi, agréablement surpris, proposa la tâche de fabriquer des agglos. Ainsi un groupe de participants s'adonna à cœur joie à cette activité qui leur a permis de fabriquer, entre 9 h et midi, environ quatre cents agglos. M. Assadi Ahamadi, en vacances actuellement à Tsembéhou, avait également pris part à cette activité ( voir photo). On ne le répétera pas assez. Les gens étaient très nombreux. Et vers midi et quart tout était déjà terminé. Ce sont quelques 80 m² qui ont été bétonnés. Pour ce sous-sol, il reste encore quelques 80 m² à couvrir. Les responsables estiment que ce travail sera réalisé le dimanche 20 février. Après quoi l'on entamera la construction proprement dite de la mairie. Tous les quartiers étaient représentés, et cela avaiconsidérablement réjoui les responsables.

La 2è partie du béton

Comme prévu, la 2è partie du béton du bâtiment de la Mairie est coulée, le dimanche 27 février. Les Tsembéhouens ont répondu massivement. Une délégation d'une vingtaine de personnes venue de Chandra, plus précisément du quartier de Madzahani a participé très activement à ces travaux. Donc le sous-sol, avec ses trois pièces et la salle de réunion, est bétonné. Soulagement et satisfaction de toute l'équipe qui supervise ces travaux. Actuellement cette équipe étudie la manière d'obtenir un financement pour la 2è tranche des travaux. Celle-ci consiste à construire sur la terrasse le bâtiment qui abritera les différents services de la Mairie.

Le pardon après les actes de vandalisme

Une délégation forte d'une quinzaine de personnes, venue du quartier de Dagolajou a été reçue par M. Assadi Ahamadi, le jeudi 27 janvier dernier, à son domicile. Ces notables étaient venus lui présenter des excuses à la suite des actes de vandalisme perpétrés contre la mairie par des gens du quartier. En bon éducateur, M. Assadi Ahamadi, avant d'accepter les excuses, s'est donné le temps de rappeler à ses interlocuteurs la gravité de l'acte , l'intérêt que représente la nouvelle construction et les sacrifices consentis par la population pour réaliser cet ouvrage. Il les exhorta à miser beaucoup sur l'éducation et l'enseignement de leurs enfants et à préserver l'unité de la ville. Soulignons que cette même délégation a été reçue quelques instants auparavant par le ministre Ali Nadjib. Ces deux personnalités leur ont fait part, séparément bien sûr, de leur sentiment à la suite de cet acte de vandalisme. En effet, les piquets qui ont été arrachés le 24 janvier 2005 ont été implantés par M. Assadi Ahamadi et le chef de Chantier, Dhoimir Houmadi. Ces piquets limitaient la véranda, le parking et l'estrade qui fera face au stade. Ces bandits avaient estimé que cette tribune à construire pénétrer à l'intérieur du stade qu'il considérait jusque là comme leur propriété. Et ils s'étaient permis d'arracher tous les piquets. L'acte a touché bien des gens. A commencer par le ministre Ali Nadib et M. Assadi Ahamadi. Le lendemain matin, le ministre en personne, aidé de son chauffeur, a terrassé un pan du mur qui clôture le stade. Cette ouverture servira de portail d'entrée au stade, jouxtant avec la mairie. Pour leur part, les quatre principaux leaders parmi lesquels un sexagénaire ont été interpellés à deux reprises, à la brigade de gendarmerie de Tsembéhou où ils ont passé quelques heures avant d'être relâchés. Cet acte avait fait couler beaucoup de salive. A toute chose malheur est bon. Grave pour certains, insignifiant pour d'autres, cet acte de vandalisme a tout de même permis à leurs auteurs et commanditaires de mesurer combien ils sont minoritaires à Tsembéhou. Leur acte a été condamné par la population. Il a aussi suscité un grand élan de sympathie envers cet ouvrage. En témoigne la grande mobilisation de la population le dimanche 30 janvier pour le béton. L'autre enseignement à tirer, c'est que les auteurs ont bien compris que le stade qui se situe dans l'enceinte de la mairie est une propriété exclusive de la Commune. Et c'est le maire, le premier magistrat de la ville, qui a le dernier mot.

Nous vous présentons ci-dessous un article paru dans le Journal Al-Watwan et qui parle de la situation dans l'île d'Anjouan .

La manifestation des élèves

Les affrontements entre les forces de l'ordre et les élèves, durant toute la journée du lundi 28 février, se sont soldés par un mort et trois blessés dont un grièvement. La victime un jeune homme de 24 ans, nommé Cuba, originaire de Mutsamudu, a été enterré ce lundi vers 20h 00. Pour sa part, Damir Mohamed Azihar, 14 ans, le bras cassé, est évacué dès le mardi 1 er mars vers Mayotte pour des soins beaucoup plus appropriés.

Le calme est rétabli dès lundi soir, mais le couvre-feu de 72 heures, (de 22 h à 06 h) instauré par le ministre de l'Intérieur reste en vigueur sur tout le territoire de l'île d'Anjouan.

Le gouvernement de l'île autonome de Ndzouani, réuni en conseil extraordinaire, le mardi 1 er mars, sous la présidence du colonel Mohamed Bacar, avait présenté ses condoléances à la famille et aux proches du regretté. Il a aussi recommandé l'ouverture d'une enquête pour déterminer les circonstances exactes de ces affrontements et du décès de ce jeune homme. En effet Mutsamudu et Mirontsy avaient connu durant toute la journée du lundi 28 février une très forte agitation : écoles, bureaux et magasins fermés, circulation routière arrêtée et affrontements entre jeunes manifestants qui lançaient des cailloux et des militaires qui ripostaient par des coups de feu. Tout a commencé par des élèves du collège de Hombo (Mutsamudu). Lundi matin 28 février, leurs professeurs qui depuis une semaine se présentaient dans l'établissement scolaire mais n'enseignaient pas, leur annoncèrent qu'ils vont assister à une Assemblée générale des enseignants au lycée de Mutsamudu, situé à quelques 600 m du collège. Après quelques conciliabules, les collégiens ont très vite, décidé de réagir. Il était 8h45mn. Ils sont descendus au lycée et ensemble avec leurs collègues lycéens, ils ont pris d'assaut les bâtiments administratifs et ont chassé des bureaux tous les fonctionnaires qui s'y trouvaient. C'est ainsi qu'ils ont « visité » le Trésor public, le Palais de justice et les ministères de la Fonction publique et des Transports. Le principal slogan : «  Nous voulons étudier ». A des fonctionnaires qui se faisaient peu compréhensifs, les manifestants répondaient : « pas d'études ! alors pas de boulot ! » Comme le building était à cet instant fortement encadré par des gendarmes, les manifestants n'ont pas pu pénétrer dans les bureaux. C'est alors qu'ils ont commencé à dresser des barricades et à brûler des pneus tout au long de la route qui encercle la ville de Mutsamudu.

Aux cris « Nous voulons, nous aussi, étudier ! » les manifestants ont chassé des établissements scolaires les élèves des écoles privées de Mutsamudu. Rapidement, la contamination a gagné aussi la ville voisine de Mirontsy où la route fut barrée et les écoles fermées. La confrontation avec les gendarmes a commencé lorsque les hommes en treillis ont voulu enlever les barrages. Les jeunes manifestants leur lançaient des cailloux ou parfois remettaient carrément les pierres à leur place. Exaspérés, ils finirent par tirer en l'air pour disperser ces jeunes en colère. La hargne de ces jeunes était très grande. Aux dires de certains, c'était comme s'ils avaient envie de se défouler un peu. Un groupe de ces manifestants avait même voulu molester le ministre de l'Intérieur lorsque celui-ci était venu visiter les services de la mairie de Mutsamudu. Les trois ministres de l'Education, des Transports et de la Fonction publique immobilisés, pendant quelques instants, dans leur bureau respectif ont fini par regagner, par mesure de sécurité, la Compagnie de gendarmerie de Mutsamudu. C'était la garde rapprochée du président Mohamed Bacar qui était venue, vers 13h30, les rechercher pour les escorter jusqu'au palais présidentiel de Patsy où les attendait le président pour une réunion de crise avec d'autres membres du gouvernement. La réunion a duré presque toute l'après–midi. Les responsables politiques ont-ils été au courant de cette agitation qui allait perturber le calme quotidien de l'île ? Certains le pensaient ainsi car le président Mohamed Bacar s'était rendu, ce jour –là, à son bureau de Patsy de très bon matin. Des ministres ont également rejoint très tôt leur poste. « C'était une simple coïncidence » , nous dira un membre du gouvernement.

De l'avis de certains responsables politiques, les élèves qui avaient manifesté avec colère et brutalité ont été manipulés par des enseignants. Ces derniers rejettent cette accusation et expliquent ce mouvement violent par un sentiment de ras-le-bol. Pour d'autres enseignants, ce mouvement scolaire, aussi spontané soit-il, était venu perturber une importante Assemblée générale prévue au lycée de Mutsamudu ce lundi 28 février et qui devrait regrouper les enseignants des écoles primaires, des collèges et du lycée de Mutsamudu –Mirontsy et des délégués syndicaux venus des différentes régions. Puisque la circulation routière était perturbée certains délégués n'ont pas pu y assister. Lors de cette réunion à laquelle étaient venus participer les professeurs du collège de Hombo , les participants n'avaient pas eu le temps de remettre au propre leur déclaration finale quand les troubles ont commencé à l'extérieur. Néanmoins les enseignants s'étaient déjà convenus sur l'essentiel. Ainsi le lendemain, lorsque les maires de Mutsamudu et de Mirontsy avaient demandé à recevoir une délégation des enseignants de la commune, celle-ci remit à leur invité respectif une copie du procès-verbal de la réunion du 28 février. M. Aboubacar Said Ali de Mutsamudu et M. Houmadi Attoumane de Mironrsy ont accepté , chacun de son côté, de transmettre ce courrier aux différents destinataires. Ce procès-verbal constitue, de l'avis de M. Soulaïmana Combo, le secrétaire général du syndicat des professeurs, un préavis de grève. Ce préavis a été adopté à l'unanimité, ajouta-t-il, lors de l'assemblée générale du lundi.

Après avoir constaté lors de cette assemblée que le président de l'île autonome d'Anjouan avait annoncé , lors de son message à la nation du 23 février , le gel des salaires des mois d'octobre, novembre et décembre 2004 , les participants ont protesté contre tout gel de salaire et ont réclamé le paiement dans l'immédiat du salaire du mois d'octobre 2004. Car, expliquent-ils, une partie des agents de la Fonction publique a déjà touché le salaire de ce mois d'octobre. Les enseignants réclament aussi dans leur préavis de grève, le versement, à court terme, des salaires des mois de novembre et de décembre. Ils exigent aussi la signature d'un protocole d'accord pour le versement des 32 mois de salaires impayés, accumulés par les enseignants depuis la République Fédérale. Le syndicat a aussi souligné dans son préavis le dégel des avancements des salaires depuis 1999 et le paiement régulier des salaires à partir de cette année 2005 « conformément aux recommandations de la Banque Mondiale ».