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Les origines de Tsembéhou

La légende disait que Tsembéhou est fondée à l'époque des Chiraziens, des arabes venus du Golfe Persique. Un groupe important de ces arabes ont sillonné l'île d'Anjouan. Dans la Cuvette, le convoi est passé par Chonkagé, lieu d'origine du village de Chandra, s'est dirigé ensuite vers le Nord- Ouest (Madzahani) avant de regagner Koni. Sur le chemin de retour, ils ont séjourné pendant trois jours à Drindri avant de venir s'installer à Tsembéhou. A l'époque, qui n'est pas précisée dans les différents documents consultés, la région était couverte par une forêt dense. Les Chiraziens se sont prélassés un bon moment sous un grand arbre à Hamoudou, au nord de l'actuelle ville. Ils avaient emmené un livre sacré. Au cours de leur pause, ils ont encastré le livre dans l'arbre en soulevant une partie de l'écorce, par inadvertance disent certains, délibérément croient d'autres.

Sous la direction de Cheik Manoufa, le convoi arabe s'est dirigé ensuite vers Mtsimbatsy où ils ont creusé la terre et enfoui un plateau (Patsou). Sous leur bénédiction, la petite plaine de Mtsimbatsy serait le grenier de toute l'île. C'est une zone bénie. Ils ont quitté la région en se frayant un chemin vers le col de Patsy. En quittant Hamoudou, Cheik Manoufa et ses hommes avaient oublié le livre sacré. Ils sont venus le rechercher, disent certains. D'autres expliquent qu'ils avaient laissé sur cet arbre ce livre sacré qu'ils avaient accroché sur ce grand arbre. Etait-ce ce convoi qui avait donné le nom de Tsembéhou. La légende n'indique pas si ces Chiraziens avaient laissé derrière eux des hommes et des femmes pour habiter ces zones explorées.

A Tsembéhou on raconte que l'origine du nom de la ville vient à partir de cette aventure. En comorien Hutsembéha (verbe) est le fait d'encastrer un objet sur le toit ou sur la paroi d'une case de façon à ce qu'une partie de cet objet soit visible. En ce qui concerne Tsembéhou, certaines sources affirment que les premières cases étaient installées à Hamoudou. Mais bien vite l'endroit s'était révélé hostile à l'habitat. Il s'est déplacé ensuite vers Chaouéni, là où est construite la mosquée de Vendredi. Il s'est progressivement développé pour prendre son envergure actuelle.

En réalité qui sont les premiers habitants de Tsembéhou ? Des Chiraziens ou des Bushmen ? La légende dit que les premières familles ayant habité Tsembéhou venait d'un groupe appelé NGOME, des Chiraziens descendants des Charifs de Moya (Aux Comores, les Charifs sont les descendants directs du prophète Mouhamad). Les musulmans ont-ils étaient alors les premiers habitants de Tsembéhou ? Ici comme un peu partout aux Comores des pratiques animistes et des danses d'origine africaines ont longtemps imprégné la vie sociale et culturelle de la population. Pour l'extension du village et pour l'agriculture les habitants défrichaient la forêt. Ils vivaient de l'agriculture et de la chasse. La vie autrefois était rythmée de chant, de danse et d'autres festivités. Aujourd'hui encore des vieillards se souviennent de la diversité des danses qui pour une occasion ou pour une autre faisait descendre la population sur la place publique. L'on dansait pour le début de la semence, au milieu et lors de la récolte. On dansait lors de mariages, des naissances et lors de fêtes foraines .

Tari La MKOKO : une danse organisée généralement à Dzia la Outsounga. Un lac qui se trouve au sud du village. Pour l'atteindre, le cortège doit parcourir plusieurs centaines de mètres et escalader une montagne, haute de quelques 500 m avant de descendre jusqu'au fond du lac. Dzia la Wutsunga est une petite cuvette dans la Cuvette. C'était, jusqu'à un passé récent, un lieu sacré et de magie. Ce fameux tari qui mobilisait tous les adultes était toujours organisés avant le semis et aussi avant la récolte des cultures des champs vivriers sarclés.

Une figure historique : Tumpa, le patriote

  « Tsembéhou est une ville historique qui avait ses institutions et ses rois parmi lequel le sultan Tumpa  ». Cette phrase vient du Gouverneur Anfane Mohamed. Il l'avait prononcée sur la véranda de la mosquée de Vendredi, devant une foule nombreuse, quelques jours seulement après son élection au poste de Gouverneur. Il était venu remercier la population de Tsembéhou. C'était au début des années 80.

Nous saisissons cette occasion de reprise des activités de Tsembehouinfo (Tinfo) pour vous parler de cet homme qu'on ne parle presque pas dans les manuels scolaires. Et pourtant il fut un grand patriote. Il a combattu pour la liberté, l'égalité et la justice. Epris d'idée de justice et d'égalité Tumpa est un révolutionnaire. Il avait voulu changer la société anjouanaise dominée par les Chiraziens. Il avait lutté contre l'esclavage. En 1771 Tumpa mobilisa plus de 7000 hommes. Armés de flèches et autres gourdins, ils attaquent le sultan de l'époque à Domoni et libéra les esclaves hommes et femmes à qui il proposa qu'ils nouent entre eux des liens de mariage. Son ultime combat est qu'Anjouan soit dirigée par un autochtone et non par un arabe venu d'ailleurs.

Nous vous faisons lire un document écrit par un notable de Mutsamudu M. Said Ahmed dans lequel il parle de Tumpa: « …Un autre prétendant au trône du Sultan, le fameux Tumpa de Bambao M'Trouni leva les armes contre le vieux sultan. Tumpa se disait descendant des anciens Fani, souleva la population Bushman contre les Arabes. Il considérait ces derniers comme des usurpateurs.

Il attaque Ahmed à l'improviste et pris Domoni. Cependant il n'osa faire du mal. Il se borna de prendre possession des armes du sultanat et retourna de Domoni à Bambao M'Trouni. C'était en 1775. il écrit à Mouculé Oiziri Abdallah, gouverneur de la ville de Mutsamudu lui disant qu'il a battu Ahmed et qu'il prit possession du trône de ses ancêtres. Il invitait en même temps Mouculé Oiziri Abdallah à se rendre à Bambao Mtrouni pour se soumettre. Sur le refus de celui-ci, Tumpa envoya son ministre auprès d'Abdallah. Le ministre avait mission au cas de nouveau refus d'informer Abdallah que Tumpa considère cette insistance comme une sorte de rébellion et qu'il sera poursuivi comme telle. Qu'au cas où les Arabes seraient battus les Bushmen seront considérés comme leur égaux, à tous les points de vue et ils auront droit à se marier avec les femmes arabes.

Abdallah s'opposa complètement à se soumettre et mis comme condition de son côté que les Bushmen au cas d'une victoire des Arabes seront considérés comme esclaves de ces derniers. Trois jours après, Tumpa investissait Mutsamudu avec ses soldats. Il y avait en rade de Mutsamudu un navire anglais. Abdallah ait obtenu du commandant du bateau anglais le débarquement de quelques marins. Tumpa en tête du commandement de son armée se fit porter sur le palanquin et le parasol rouge l'abritait. Quand sur les indications des chefs arabes, les marins anglais firent feu de leurs armes, le roi Bushman atteint d'une balle tomba de son palanquin inanimé. Les indigènes furent pris pour misérables tandis que les Wazoungou étaient considérés comme des êtres surnaturels. Et la peur finit par mettre le désordre complet dans l'armée Bushman qui battit en retraite en abandonnant au champ de bataille le corps de leur roi.

Abdallah les poursuit jusqu'à Bambao Mtrouni. Après les funérailles de Tumpa, il prononça un discours devant la population réunie rassurant celle-ci qu'il pardonnait tout et à tous. Il prit les Arabes et était allé à Domoni les remettre au Sultan Ahmed et après avoir mis l'ordre dans toutes les affaires du sultanat il revient à Mutsamudu. Le règne d'Ahmed dura 40 ans, période pendant laquelle révolte et assassinats politiques étaient monnaie courante. Avant Ahmed, il y avait Salim surnommé Toundra, la grenade. Très aimé dans l'île. Pendant son règne il n'y a eu presque pas de guerre. C'est le fils de sa sœur qui lui succéda au trône. Le Sultan Ahmed régna pendant 40 ans (1741-1782) le règne le plus mouvementé, marqué parfois par des soulèvements, attentats, incursions malgaches. Il fut aussi le dernier sultan qui régna à Domoni. Le sultan avait deux fils : Chéï Salim et Cheï Abdallah. Dès leur jeune âge, les deux enfants se comportaient comme des tyrans. Leur père les envoya alors le premier à Mutsamudu et le second à Ouani, auprès des gouverneurs pour être éduqués. Chéi Salim, l'héritier, fut assassiné à Mutsamudu. Pour le venger le roi Ahmed envoya plus de 1000 hommes armés à Mutsamudu. Ils furent battus.

Le gouverneur Mouculé Oizir Abdallah mobilisa ses hommes et entrepris la conquête de la ville de Domoni. Ne pouvant pas y pénétrer, ils l'assiégèrent pendant trois mois. Les portes ne leur étaient ouvertes qu'après la mort naturelle du Sultan. Abdallah, devenu roi régna 12 ans. De 1782 à 1788 et de 1792 à 1796. Sa petite fille Halima III avait régné pendant l'intervalle 1788-1792.

Bientôt un lycée à Tsembéhou

Le collège de Tsembéhou vient en effet de se doter d'une classe de Seconde. Deux classes de 45 élèves chacune et des professeurs au grand complet. L'ouverture de cette classe est en soi un événement qui a été vivement salué avec beaucoup de joie et satisfaction par les élèves et leurs parents et par l'ensemble de la population. Du coup, le collège rural de Tsembéhou est devenu avec cette nouveauté un Collège d'Enseignement Supérieur ( CES).

C'était le vœu de la population maintes fois exprimé depuis 1998. Avec actuellement ses 975 élèves le CES de Tsembéhou devient l'un des grands établissements scolaires du secondaire des Comores. Ouvert au mois de janvier 1977, le collège de Tsembéhou a vu défiler sur ses bancs des générations qui occupent actuellement plusieurs postes de responsabilités nationales ou locales. Pendant près de trente ans, le collège ( de la 6è à la 3è) avait peu évolué. Plusieurs directeurs se sont succédés, mais la physionomie des bâtiments restaient la même. L'on peut facilement comprendre que parce que le collège accueillait les élèves de Tsembéhou, Drindri et Chandra, trois localités voisines dont les relations n'ont toujours pas été assez bonnes, il a été difficile pour la population de la région de se concerter et agir en conséquence au profit de leurs enfants.

Paradoxalement, même l'ouverture de cette classe de Seconde avait fait l'objet de beaucoup de tiraillements entre Tsembéhou d'un côté et les deux autres villages. Les derniers avaient souhaité que les deux salles de classe soient ouvertes dans la mini-plaine de Mtsimbatsy. Mais Tsembéhou avait opposé une fin de non recevoir, estimant que la zone, propriété exclusive de la ville abrite déjà une partie de l'école primaire. Loin de la route, sans eau ni électricité la zone n'est pas adéquate pour deux salles de classe. D'autant plus que les professeurs qui enseignent dans les classes de seconde sont appelés à travailler aussi dans le collège. Pour les Tsembéhouens, Mtsimbatsy ayant fait l'objet d'une dispute entre Chandra et Tsembéhou, il n'est pas adéquat d'aller recommencer les mêmes erreurs qu'en 1957. A cette date, les dignitaires de Tsembéhou avaient décidé de construire l'école publique à Mtsimbatsy. Parce qu'elle accueillait les élèves des trois villages, certains ont fini par croire que la zone reste une propriété collective de la région.

Tout compte fait la classe de seconde devrait être ouverte à Tsembéhou l'année dernière. Le gouvernement avait donné son accord. Mais les tiraillements entre les trois localités sur cette question d'emplacement avait fait capoter le projet au grand dam des élèves. Cette année, il y avait une opposition. Mais elle fut vaincue car le ministre Ali Nadjib avait mis beaucoup du sien. Soutenu fermement par ses collègues de Tsembéhou. En un temps record, l'on a monté des tables-bancs, réhabilité trois salles de classe  juste à côté du Moudriyat et réglé les problèmes administratifs. Par le passé à partir de la seconde, les élèves allaient poursuivre les études ailleurs, à Mutsamudu ou à Ouani où les conditions d'étude et de vie n'étaient pas du tout reluisantes. Tout le monde est conscient ici que la mise en place de la seconde demeure un jalon pour l'ouverture prochaine d'un lycée à Tsembéhou avec tous les avantages que cela comporte. Pour l'instant il y a cinq lycées dans l'île : Mutsamudu, Ouani,  Domoni, Liwara et Sima. Le 6è sera si tout se passe bien celui de Tsembéhou.

Dr Mourchid réaffecté à Domoni.

Dr Mourchid Bacar a regagné son poste de Médecin associé à l'hôpital de Domoni depuis le 21 novembre dernier. C'est un poste qu'il avait déjà occupé quatre mois plus tôt. Il était affecté comme Médecin-chef au Centre de Santé de Tsembéhou en juillet dernier, au plus fort de la grève de médecins de l'île. Il est venu remplacer à ce poste Dr Aboubacar, lui-même gréviste. Ce mouvement de grève, le plus dur dans le domaine de la santé qu'Anjouan n'ait jamais connu, a duré deux mois. C'était pour casser ce mouvement que le gouvernement avait décidé d'affecter ou de suspendre certains médecins grévistes dont Dr Mohamed Aboubacar.

La réaffectation de Dr Mourchid à Domoni avait suscité, à Tsembéhou, un grand mouvement de désapprobation qui avait frisé la colère. Dr Mourchid travaillé bien et beaucoup. Il avait l'estime et la confiance des malades, du personnel du Centre et de la population. Le ministre Ali Nadjib sommé par ses partisans de s'expliquer avait déclaré que cette affectation venait de la volonté manifeste de Dr Mourchid Bacar. C'était lui-même qui a désiré être réaffecté.

Le concerné n'a pas voulu s'expliquer. Laissant ainsi planer le doute et la suspicion. On comprend mal comment Dr Mourchid qui vient de terminer cette année ses études de Médecine à Madagascar allait laisser échapper cette chance exceptionnelle de travailler chez-lui, logé et véhiculé avec un salaire qui représente le triple de ce qu'il pouvait gagner à Domoni. Rappelons que le médecin –chef du centre de Santé de Tsembéhou est payé par la ligue arabe qui a financé la construction de cet hôpital.

Conférence des bailleurs de fonds au profit des Comores

La conférence des bailleurs de fonds en faveur des Comores tenue Port-Louis à Maurice le 8 décembre dernier a été un succès sur toute la ligne. Par la représentation d'abord et par les ressources financières obtenues ensuite. Plus de 200 millions de dollars pour financer un plan d'action de quatre ans (2006-2009) ont été promis par les bailleurs présents à Port-Louis. Plus de 50 pays et organisations avaient participé à cette conférence que les Comoriens qualifient de « Conférence de l'espoir ». La satisfaction est totale tant du côté des participants que du côté des Comoriens restés au pays et qui suivaient par voie des ondes et des journaux le déroulement des travaux qui ont duré toute la journée du Jeudi 8 décembre.

Ces résultats éclatants sont certes à mettre à l'actif de la diplomatie comorienne mais surtout à la matière grise comorienne qui a su préparer des documents qui ont attiré la confiance et l'estime de nos partenaires. Ce travail louable est réalisé par des Groupes techniques sectoriels, réunissant des experts pluridisciplinaires des trois îles et de l'Union qui ont travaillé plusieurs mois durant pour hiérarchiser les plans d'actions sectorielles et établir des programmes. Quatre pays amis (Afrique du Sud, Maurice, Chine et France) et cinq organisation internationales (Union Africaine, PNUD, Banque Mondiale, Fonds Monétaire International et Union Européenne) ont parrainé cette conférence placée sous la co-présidence de Thabo Mbeki et Navin Chandra Ramgoolam.

Les sept axes stratégiques

Le programme présenté par les Comoriens présente

sept axes stratégiques:

Axe stratégique 1 : Création des conditions d'un développement économique durable, par la réforme des finances publiques, le développement et la réhabilitation des infrastructures économiques et de communication et la relance du secteur de l'énergie. Le budget pour la période 2006-2009 se situe à 70 milliards de francs comoriens, dont 65 milliards à rechercher.

Axe stratégique 2 : Relance du secteur privé en mettant l'accent sur les secteurs, notamment la promotion de l'agriculture, la pêche, l'élevage, le tourisme, et la micro-finance. Un budget de 22,2 milliards à rechercher presque en totalité.

Axe stratégique 3 : Renforcement de la gouvernance et de la justice, en consolidant les institutions nationales et en garantissant l'accès à une justice équitable à tous. ( 7,1 milliards dont 2,7 milliards à rechercher)

Axe stratégique 4 : Amélioration de l'état sanitaire de la population, à travers la lutte contre les maladies prioritaires, la santé maternelle, la prévention en matière de d'IST et VIH/SIDA, et la gestion efficace du système de santé. ( 11,4 milliards dont 10,1 milliards à rechercher)

Axe stratégique 5 : Promotion de l'éducation et la formation professionnelle en vue d'améliorer le capital humain. (13,8 milliards dont 5,6 milliards à rechercher)

Axe stratégique 6 : Promotion d'un environnement sain et durable. (18,9 milliards dont 16,2 milliards à rechercher)

Axe stratégique 7 : Renforcement de la sécurité et la lutte contre le terrorisme.( 5 milliards dont 4,1 milliards à rechercher)

Le gouvernement a soumis à ses partenaires un condensé de son plan d'action 2006-2009, qui s'inscrit dans la logique de la SCRP (Stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté).

Ils ont dit à propos de cette conférence:

Azali Assoumani, président de l'Union des Comores  : Cette conférence vient de traduire l'engagement de la communauté internationale, à soutenir le développement de l'Union des Comores, afin de consolider les acquis de la réconciliation nationale, pérenniser les nouvelles institutions et les rendre capables de porter, dans la paix, l'unité et la dignité, les Comores nouvelles. Il revient au peuple comorien, aujourd'hui, de ne pas vous décevoir. Je m'y attellerai personnellement, pour que votre générosité parvienne à ces hommes et ces femmes, épris de paix, de liberté et de justice. A propos des élections le président Azali a dit : « Les Comoriens feront mieux qu'en 2001, quand avait commencé le processus de réconciliation qui avait abouti à l'adoption d'une nouvelle Constitution, mieux aussi qu'en 2002 et 2004 quand des élections ont été tenues et qui ont été approuvées par la communauté internationale"."Pour cette raison, il n'y a pas lieu d'être inquiet. Nous ne voulons pas jouer les prolongations pour les élections de l'année prochaine."

Thabo M'beki, président de la République d'Afrique du Sud : :"Si l'on n'arrive pas à aider une nation de seulement 576 000 habitants, cela signifiera que l'avenir de l'humanité est très sombre." …"Pouvez-vous nous aider à trouver cette assistance minuscule pour renforcer les processus démocratiques » « L'assurance est donnée par le président Azali que les élections présidentielles prévues en avril 2006 auront lieu à temps, qu'elles seront crédibles, justes et libres, et que toutes les conditions seront créées pour quelles soient ainsi"."Les engagements donnés par les leaders comoriens nous permettent d'avancer que l'instabilité est chose du passé. Les dons proposés à la conférence sont basés sur la confiance dans cette direction." l'Union des Comores tente, coûte que coûte, de surmonter un processus d'instabilité qui a duré 30 ans".

Navin Ramgoolam, Premier ministre de l'île Maurice  : Maurice va fournir toute l'assistance possible pour la bonne conduite d'élections libres et justes en 2006. »… "Le processus est en place. Nous sommes confiants que tout va se dérouler comme prévu."…"Cette conférence symbolise, en même temps, la solidarité de la région dans ses engagements pour la création des conditions essentielles à la paix et au développement d'un de ses Etats membres. Pour la communauté internationale, le succès du processus de paix aux Comores symbolise l'établissement de l'État de droit et de la promotion de la démocratie et des droits de l'homme"…  « La consolidation du processus de développement aidera les Comores à jouer un rôle plus prépondérant dans la région et à faire face aux défis de la globalisation dans de bien meilleures conditions. Se sont également adressés aux participants lors de l'ouverture de cette conférence, l'Assistant secrétaire général des Nations unies pour les affaires politiques, Tuliameni Kalomoh, le Commissaire de l'Union africaine pour la paix et la sécurité, Said Djinnit, le Représentant du secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie, Lamine Loum, le Directeur du département de la coopération de la Ligue des Etats arabes, Samir Hosny,