Le FCDH réagit
- des arrestations sont quotidiennes et les victimes subissent des tortures de toutes sortes. Des prisonniers sont victimes d'abus sexuels et certains sont injustement maintenus en geôle pour servir de bouclier humain en cas de débarquement militaire ;
- les agents de l'état ou des sociétés d'état soupçonnés de manque de sympathie envers les autorités rebelles, sont révoqués et privés injustement de leur salaire.
- Les émetteurs de la radio et de la télévision nationales ont été démantelées et les médias privés fermés, privant ainsi la population anjouanaise d'une information équilibrée et librement choisie ;
- Devant la terreur de tous les instants et les menaces de toutes sortes, mille trois cent cinquante sept anjouanais ont fui leur île d'origine pour aller résider à Mohéli toute proche mais surtout à la Grande Comore , la capitale fédérale où ils espèrent mieux survivre en espérant des jours meilleurs. Ceux-ci vivent dans des conditions peu enviables dans la mesure où aucun organisme étatique ne leur vient en aide et sur le plan international, ils ne peuvent être considérés comme des réfugiés politiques dans la mesure où ils se sont déplacés dans leur propre pays même s'ils vivent dans des conditions proches de ceux qui fuient leur pays d'origine. Nous ne disposons pas de source fiable à Mayotte pour livrer des données en ce qui concerne les anjouanais qui ont préféré se rendre dans cette île comorienne sous administration étrangère. D'autres n'ont d'autres choix que de rentrer dans la clandestinité en vivant notamment dans des conditions peu humaines dans la brousse ;
- Les agents de l'état n'ont pas perçu leur salaire depuis des mois plongeant cette catégorie socio professionnelle dans la misère. Le reste de la population n'est pas épargnée par la misère. Pire, on assiste à une pénurie de produits de première nécessité dont le pétrole. La raréfaction de cette denrée vitale provoque un déboisement sans précédant qui à la longue va constituer un désastre écologique et économique ;
Devant l'ampleur des violations des droits humains et de la montée de la pauvreté, la FCDH lance un appel à la communauté internationale pour que :
- une enquête internationale sur la violation des droits humains à Anjouan soit menée dans les meilleurs délais et des pressions exercées à l'endroit des autorités de fait qui ont pris cette île et sa population en otage pour que cessent les violations des droits humains. Tous ceux qui seraient coupables de violations de droits humains doivent être poursuivis par une juridiction internationale ;
- un langage de fermeté soit mené rapidement envers ces mêmes autorités de fait pour que des élections libres et démocratiques puissent se dérouler sans condition dans cette île afin de faire revenir Anjouan dans la légalité comorienne tout en évitant une option militaire aux conséquences multiples et désastreuses ;
- Toute option d'un embargo économique soit évitée dans la mesure du possible pour épargner à la population de privations et souffrances supplémentaires .
Fait à Fomboni le 19janvier 2008
Le Président National,
MOHAMADI NANSURI RIZIKI
Tél : (269)720829/320829
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