Le chef d’Etat
Major, le Général Salim, est limogé
Le général de brigade Salimou Amir n’est
plus le Chef d’Etat Major de l’Armée Nationale
de Développement (AND) des Comores. La décision
a été rendue publique le 31 août 2010, vers
23 h 15mn sur les ondes de Radio Comores. C’est le lieutenant-colonel
Abdallah Ghamil qui est nommé chef d’Etat-major par
intérim cumulativement à ses fonctions de Chef de
Corps de l’AND.
Le général Salim interpelé par la Justice
dans l’affaire de l’assassinat du Colonel Kombo Ayouba
a été entendu par le juge d’instruction le
lundi 31 août. A l’issue de son audition, il devrait
être assigné en résidence surveillée.
Mais il aurait refusé. Soutenu par sa garde rapprochée,
il a quitté le Palais de Justice de Moroni, vers 15 h 00
pour se rendre au camp militaire de Kandrani. A l’entrée
les sentinelles ne l’ont pas laissé y pénétrer.
Il a rebroussé chemin, toujours accompagné de ses
gardes et ensemble ils ont trouvé refuge à l’ENFAG
(Ecole Nationale des Forces Armées et de la
Gendarmerie) située à Voidjou.
La crise était à son comble. Au sein de l’armée,
nombreux sont ceux qui proposaient d’aller les déloger
par la force. Une cellule de crise fut alors créée.
Des officiers militaires ont entamé une médiation
qui a abouti, le soir, à la "récapitulation".
Le général Salim a alors accepté de se mettre
à la disposition de la justice.
Le colonel Ayouba, alors Chef de corps de l’AND, a été
assassiné sauvagement, le dimanche 13 juin 2010, à
22h 15 mn, à son domicile, à la Coulée-Moroni
par des militaires. Ses funérailles se sont déroulées
le lendemain, à Mirontsy, sa ville natale. D’ après
le procureur général, Il s'agit "des militaires,
sous officiers, en poste à la caserne de Kandani"
qui ont commis ce crime. Il appartient maintenant, à la
Justice, de trouver les commanditaires.
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Le président
Sambi à Tsembéhou
Plusieurs fois annoncée puis reportée,
la cérémonie de la pose de la première pierre
pour la construction du bâtiment des Télécoms
a finalement eu lieu le lundi 23 août 2010 à Tsembéhou.
C’est le président Sambi qui a présidé
cette cérémonie, haute en couleurs, comme seuls
les Tsembéhouins savent organiser. Vers 9h du matin, ce
lundi, la place de la mairie a été prise d’assaut
par une foule nombreuse (des hommes, des femmes et des jeunes)
venue avant tout accueillir le chef de l’Etat avec le secret
espoir d’être les témoins de cette action historique.
Oui, un bâtiment pour abriter les services de Comores Télécom
à Tsembéhou, c’est historique. Et le porte-parole
de la population, le député Mohamed Saïd, a
tenu à le préciser dans son allocution lors de cette
cérémonie.
Certes, cette cérémonie de pose de la première
pierre a été organisée en plein mois de Ramadan.
Cependant cela n’a en rien diminué sa solennité.
La traditionnelle cérémonie de remise de colliers
de fleurs, les applaudissements et les congratulations ont égayé
la fête.
Le ministre des Télécom et le chef de l’Etat
l’ont suffisamment démontré dans leur intervention
respective : les télécommunications ne sont pas
un luxe, c’est une nécessité. C’est
un instrument pour le développement socio économique
du pays.
Etaient également présents à cette cérémonie,
monsieur Nourdine Bourhane, Secrétaire général
du Gouvernement et le Gouverneur Moussa Toyibou.
Un cadre de Comores Télécom nous expliqua plus tard
que le vieux bâtiment qui sert encore de Mairie sera démoli
et sur ses ruines sera construite la maison de Comores Télécom.
Depuis déjà quatre ans, Comores Télécom
et la SNPSF (Société Nationale des Postes et Services
Financiers) cohabitaient dans un bâtiment situé à
Hamoudou, au Nord de la ville, loin de la route principale. Tout
comme Comores Télécom qui va déloger, la
SNPSF a demandé à la Communauté de Tsembéhou
de lui offrir un terrain pour qu’elle construise, à
son tour, une agence. Le terrain déjà identifié
et bien apprécié par les deux parties, situé
à quelques deux cents mètres de la mairie demande
beaucoup d’argent. Une quête est lancée, cependant
par cette période de vaches maigres, les bourses se délient
difficilement. Mais le comité de gestion ne ménage
aucun effort pour collecter dans les meilleurs délais les
fonds pour l’achat de ce terrain.