Le message que Steve Jobs a laissé pour vous sur la vie, la mort et les raisons de son succès.

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Steve Jobs est décédé le 5 octobre dernier. Il était l'un des plus grands inventeurs américains. Né le 24 février 1955 Jobs était devenu  un entrepreneur et informaticien, cofondateur en 1976 d'Apple2, dont il a été le directeur général puis le président du conseil d'administration.

Il était considéré comme l'un des pionniers de la micro-informatique pour avoir introduit l'ordinateur personnel dans les foyers. Tsembehouinfo lui rend hommage en publiant ci-dessous son message.
 Â« C'est un honneur de me trouver parmi vous aujourd'hui et d'assister à une  remise de diplômes dans une des universités les plus prestigieuses du  monde.  Je n'ai jamais terminé mes études supérieures. A dire vrai, je n'ai même jamais été témoin d'une remise de diplômes dans une université.  Je veux vous faire partage  aujourd'hui trois expériences qui ont  marqué ma carrière. C'est tout. Rien  d'extraordinaire. Juste 3 expériences.

  « Pourquoi j'ai eu raison de laisser tomber l'université » La première concerne les incidences  imprévues. J'ai abandonné mes études au  Reed College au bout de six mois, mais  j'y suis resté auditeur libre pendant  dix-huit mois avant de laisser tomber  définitivement.     Pourquoi n'ai-je pas poursuivi ?    Tout a commencé avant ma naissance. Ma  mère biologique était une jeune  étudiante célibataire, et elle avait  choisi de me confier à des parents  adoptifs.     Elle tenait à me voir entrer dans une  famille de diplômés universitaires, et  tout avait été prévu pour que je sois  adopté dès ma naissance par un avocat et  son épouse. Sauf que, lorsque je fis mon  apparition, ils décidèrent au dernier  moment qu'ils préféraient avoir une  fille. Mes parents, qui étaient sur une  liste d'attente, reçurent un coup de  téléphone au milieu de la nuit :     Â« Nous avons un petit garçon qui n'était pas prévu. Le voulez-vous ? »     Ils répondirent : « Bien sûr. »     Ma mère biologique découvrit alors que  ma mère adoptive n'avait jamais eu le  moindre diplôme universitaire, et que  mon père n'avait jamais terminé ses  études secondaires. Elle refusa de  signer les documents définitifs  d'adoption et ne s'y résolut que  quelques mois plus tard, quand mes  parents lui promirent que j'irais à  l'université.    17 ans plus tard, j'entrais donc  Ã   l'université.   Mais j'avais naïvement choisi un  établissement presque aussi cher que  Stanford, et toutes les économies de mes  parents servirent à payer mes frais de  scolarité.    Au bout de 6 mois, je n'en voyais  toujours pas la justification. Je  n'avais aucune idée de ce que je voulais  faire dans la vie et je n'imaginais pas  comment l'université pouvait m'aider à  trouver ma voie. J'étais là en train de  dépenser tout cet argent que mes parents  avaient épargné leur vie durant.    

     Je décidai donc de laisser tomber.  Une décision plutôt risquée, mais  rétrospectivement c'est un des meilleurs  choix que j'aie jamais faits. Dès le  moment où je renonçais, j'abandonnais  les matières obligatoires qui  m'ennuyaient pour suivre les cours qui  m'intéressaient.   Tout n'était pas rose. Je n'avais pas  de chambre dans un foyer, je dormais à  même le sol chez des amis.    Je ramassais des bouteilles de  Coca-Cola pour récupérer le dépôt de 5  cents et acheter de quoi manger, et tous  les dimanches soir je faisais 10  kilomètres à pied pour traverser la  ville et m'offrir un bon repas au temple  de Hare Krishna. Un régal.  Et ce que je découvris alors, guidé  par ma curiosité et mon intuition, se  révéla inestimable à l'avenir.  Laissez-moi vous donner un exemple :        le Reed College dispensait  probablement alors le meilleur  enseignement de typographie de tout le  pays. Dans le campus, chaque affiche,  chaque étiquette sur chaque tiroir était  parfaitement calligraphiée.  Parce que je n'avais pas à suivre de  cours obligatoire, je décidai de  m'inscrire en classe de calligraphie.  C'est ainsi que j'appris tout ce qui  concernait l'empattement des caractères,  les espaces entre les différents groupes  de lettres, les détails qui font la  beauté d'une typographie. C'était un art  ancré dans le passé, une subtile esthétique qui échappait à la science.  J'étais fasciné.

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