Organisation de la Ville

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ORGANISATION SOCIALE

La ville est administrée par un maire et des conseillers (six à Tsembéhou, trois à Drindri et trois à Chandra) élus par les électeurs des 3 villes de la Cuvette. Un comité de pilotage a été créé par la FADC. Il est chargé de la coordination, de la réalisation et de la maintenance des infrastructures villageois. A Tsembéhou les notables et les chefs religieux ont un certain pouvoir de décision. Ces derniers temps ce pouvoir leur échappe progressivement au profit des autorités administratives et des jeunes. Trois confréries religieuses cohabitent (Toirikat Chadhouli, Rifan'en et Ka'dri) et leurs leaders sont apparemment respectés par les disciples.

Population active : 4000

Agriculteurs : 3375

Ateliers libéraux : 587

ORGANISATION SOCIO ECONOMIQUE

Agriculture: La population est soumise à une pression foncière sans précédant. Ce qui explique la profonde mésentente entre la population de Tsembéhou et celles des deux villages voisins Chandra et Dindri. Les terres cultivables sont concentrées sur les versants et le fond de la cuvette. Des paysans isolés disposent toutefois de quelques parcelles dans les zones de Mrofeda, Mrambovwo et le long de la rivière Tratringa. Les terres sont encore fertiles.

Les principales cultures pratiquées sont: vanille, ylang, girofle, letchi, divers agrumes, ambrevade, manioc, paddy, banane, arachide,

Cultures d'exportation

Vanille, Ylang-Ylang, Girofle

Les cultures sont pratiquées principalement le long de la rivière Tratringa et dans la zone de Dziani. On note une évolution de la culture de la vanille malgré la précarité du marché. La culture d'ylang semble stationnaire à cause de la baisse du prix du kg de fleur. Concernant le girofle, on assistait à un regain d'intérêt dû à la hausse du prix pendant ces deux dernières années. La chute vertigineuse de ce prix cette année semble démotivée les agriculteurs. Certains ne se sont pas donné la peine de récolter la totalité de la production de cette année. La vanille, l'ylang (essences) et le girofle (clous) sont vendus dans différents établissements à Mutsamudu.

La culture des letchis est plus particulièrement pratiquée dans le village. Les cultivateurs luttent efficacement contre la chauve-souris, les moineaux et les rats qui occasionnent des dégâts considérables sur les fruits. La culture connaît un grand essor dû à une forte demande. Le letchi est vendu à Anjouan et exporté à Mayotte et à la Grande Comore.

Cultures vivrières

Banane, Manioc, Taro, Maïs, Ambrevade, Arachide, Patate douce.

Les cultures vivrières sont localisées à Hamoudou, à Mtsimbatsi, à Pangani et dans les hauts des versants. La presque totalité de la production est consommée dans le village.

Problèmes évoqués:

manque de terres cultivables, manque d'outillage, maraudage, revenus bas

 Cultures maraîchères

Les cultures maraîchères se trouvent localisées à Dzia la wutsounga, à Hamoudou et à Gouni. On assiste à une augmentation progressive des parcelles maraîchères.

Problèmes évoqués

Réseau d'adduction d'eau insuffisant, difficulté d'approvisionnement en engrais chimique, difficulté d'approvisionnement en outillage.

La commercialisation se fait au niveau de la cuvette et -dans les grandes villes (Mutsamudu et Domoni)

Cheptel existant: (données de 1995)

613 bovins

60 ovins

150 caprins

70 lapins

100 canards

L'élevage est pratiqué presque partout dans le territoir.

Problèmes évoqués: santé animale, besoin en fourrages améliorés

Il existe à Gouni, une coopérative agricole. Chaque membre possède une parcelle maraîchère.

Elle faisait de la production de lapins et de canards. Cette coopérative a débuté par une production de poulet de chair et d'œufs à consommer. Elle a été contrainte d'abandonner ces productions à cause des ruptures fréquentes de stock de provende au niveau de l'importateur. Actuellement la coopérative est en train de réhabiliter le réseau d'adduction d'eau de la zone.

Problèmes évoqués: manque d'outillage, manque de provendes

Organisation des Jeunes

 Organisation de la jeunesse pour le développement rural.

But: Contribuer au développement du village sur les points suivants :

infrastructures

 formation professionnelle

 santé

éducation

agriculture

lutte contre le chômage

L'association a déjà bénéficié les aides des organismes suivants: FED, FADC, MCF, ACCT

Souhaits : Création d'un centre de formation, menuiserie, maçonnerie, plomberie, soudure, électricité, mécanique

Education : aide en infrastructure et en équipement

Santé : lutter contre le paludisme, lutter contre le sida, assainissement de la ville

Groupement pour la promotion de l'agriculture dans la cuvette (en veilleuse)

But: Aider les agriculteurs de la zone

Actions engagées:

exploitation d'une parcelle servant de modèle avec le concours des vulgarisateurs du FED;

 diffusion d'émissions agricoles par radio

 Sensibilisation de masse par des visites dans les zones agricoles les plus évoluées de l'île –

 création de pépinières villageoises (distribution de plants)

achat et vente d'intrant agricole

Problèmes évoqués: besoins de 400 m de tuyaux, outillage

Autres associations

Wudjama Music (orchestre)

Coopérative Dzia la wutsounga

Niya Ndjema (gouni)

 Etoile Filante

A.C.F.J.T

4 clubs de handball (masculin)

4 clubs de handball (féminin)

Scout TRATRINGA(en veilleuse)

Association théâtrale NOUR EL HAYAT(en veilleuse)

Association ULANGA(en veilleuse)

Madrassati NOUR ISLAH

Madrassati SILAHI

Madrassati SUIDIKIL IMAN

Madrassati SAKANI

Buts : développement du folklore et de la culture protection de l'environnement éducation et organisation des jeunes

Problèmes évoqués et souhaits:

Equipement: mobilier, documentation, sonorisation, décor et costumes théâtrales, logistique pour pépinière et reboisement assainissement des eaux

L' environnement

L'environnement est menacé par les coupes abusives des bûcherons. Il existe dans la zone des colonies de Roussette de Livingstone et une "source minérale" (magi ya chouma) qui méritent d'être protégés. Des actions de reboisement ont été réalisées par ULANGA et le CEA.

Les femmes

Il existe six associations de femmes: Laïti chababi, Nour el hayat, Nouroul islamia, Mabanati décidé, Madrassati fleuria, Madrassati soifinia

Buts: promouvoir la culture islamique, organisation des festivités paysannes pour contribuer aux actions de développement du village.

 Problèmes et souhaits: sonorisation, éclairage, instruments de musique, création d'une école ménagère

Particularités

La population toute entière et plus particulièrement la jeunesse est très soucieuse quant à son devenir et celui du village. La population est bien organisée à travers des groupements et associations pour le développement communautaire. Il y a une forte proportion d'émigrés.

Les attentes des paysans

Au niveau des services agricoles: encadrement, intrants agricoles, races améliorées, produits de traitement phytosanitaire produits de traitement vétérinaires

Au niveau des projets: infrastructures de bases, formation

 Buts: organisation des festivités paysannes pour contribuer aux actions de développement du village.

 

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