Organisation de la Ville
- Détails
- Créé le mardi 4 mai 2004 22:21
- Écrit par Tsembehou Info
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ORGANISATION SOCIALE
La ville est administrée par un maire et des conseillers (six à Tsembéhou, trois à Drindri et trois à Chandra) élus par les électeurs des 3 villes de la Cuvette. Un comité de pilotage a été créé par la FADC. Il est chargé de la coordination, de la réalisation et de la maintenance des infrastructures villageois. A Tsembéhou les notables et les chefs religieux ont un certain pouvoir de décision. Ces derniers temps ce pouvoir leur échappe progressivement au profit des autorités administratives et des jeunes. Trois confréries religieuses cohabitent (Toirikat Chadhouli, Rifan'en et Ka'dri) et leurs leaders sont apparemment respectés par les disciples.
Population active : 4000
Agriculteurs : 3375
Ateliers libéraux : 587
ORGANISATION SOCIO ECONOMIQUE
Agriculture: La population est soumise à une pression foncière sans précédant. Ce qui explique la profonde mésentente entre la population de Tsembéhou et celles des deux villages voisins Chandra et Dindri. Les terres cultivables sont concentrées sur les versants et le fond de la cuvette. Des paysans isolés disposent toutefois de quelques parcelles dans les zones de Mrofeda, Mrambovwo et le long de la rivière Tratringa. Les terres sont encore fertiles.
Les principales cultures pratiquées sont: vanille, ylang, girofle, letchi, divers agrumes, ambrevade, manioc, paddy, banane, arachide,
Cultures d'exportation
Vanille, Ylang-Ylang, Girofle
Les cultures sont pratiquées principalement le long de la rivière Tratringa et dans la zone de Dziani. On note une évolution de la culture de la vanille malgré la précarité du marché. La culture d'ylang semble stationnaire à cause de la baisse du prix du kg de fleur. Concernant le girofle, on assistait à un regain d'intérêt dû à la hausse du prix pendant ces deux dernières années. La chute vertigineuse de ce prix cette année semble démotivée les agriculteurs. Certains ne se sont pas donné la peine de récolter la totalité de la production de cette année. La vanille, l'ylang (essences) et le girofle (clous) sont vendus dans différents établissements à Mutsamudu.
La culture des letchis est plus particulièrement pratiquée dans le village. Les cultivateurs luttent efficacement contre la chauve-souris, les moineaux et les rats qui occasionnent des dégâts considérables sur les fruits. La culture connaît un grand essor dû à une forte demande. Le letchi est vendu à Anjouan et exporté à Mayotte et à la Grande Comore.
Cultures vivrières
Banane, Manioc, Taro, Maïs, Ambrevade, Arachide, Patate douce.
Les cultures vivrières sont localisées à Hamoudou, à Mtsimbatsi, à Pangani et dans les hauts des versants. La presque totalité de la production est consommée dans le village.
Problèmes évoqués:
manque de terres cultivables, manque d'outillage, maraudage, revenus bas
Cultures maraîchères
Les cultures maraîchères se trouvent localisées à Dzia la wutsounga, à Hamoudou et à Gouni. On assiste à une augmentation progressive des parcelles maraîchères.
Problèmes évoqués
Réseau d'adduction d'eau insuffisant, difficulté d'approvisionnement en engrais chimique, difficulté d'approvisionnement en outillage.
La commercialisation se fait au niveau de la cuvette et -dans les grandes villes (Mutsamudu et Domoni)
Cheptel existant: (données de 1995)
613 bovins
60 ovins
150 caprins
70 lapins
100 canards
L'élevage est pratiqué presque partout dans le territoir.
Problèmes évoqués: santé animale, besoin en fourrages améliorés
Il existe à Gouni, une coopérative agricole. Chaque membre possède une parcelle maraîchère.
Elle faisait de la production de lapins et de canards. Cette coopérative a débuté par une production de poulet de chair et d'œufs à consommer. Elle a été contrainte d'abandonner ces productions à cause des ruptures fréquentes de stock de provende au niveau de l'importateur. Actuellement la coopérative est en train de réhabiliter le réseau d'adduction d'eau de la zone.
Problèmes évoqués: manque d'outillage, manque de provendes
Organisation des Jeunes
Organisation de la jeunesse pour le développement rural.
But: Contribuer au développement du village sur les points suivants :
infrastructures
formation professionnelle
santé
éducation
agriculture
lutte contre le chômage
L'association a déjà bénéficié les aides des organismes suivants: FED, FADC, MCF, ACCT
Souhaits : Création d'un centre de formation, menuiserie, maçonnerie, plomberie, soudure, électricité, mécanique
Education : aide en infrastructure et en équipement
Santé : lutter contre le paludisme, lutter contre le sida, assainissement de la ville
Groupement pour la promotion de l'agriculture dans la cuvette (en veilleuse)
But: Aider les agriculteurs de la zone
Actions engagées:
exploitation d'une parcelle servant de modèle avec le concours des vulgarisateurs du FED;
diffusion d'émissions agricoles par radio
Sensibilisation de masse par des visites dans les zones agricoles les plus évoluées de l'île –
création de pépinières villageoises (distribution de plants)
achat et vente d'intrant agricole
Problèmes évoqués: besoins de 400 m de tuyaux, outillage
Autres associations
Wudjama Music (orchestre)
Coopérative Dzia la wutsounga
Niya Ndjema (gouni)
Etoile Filante
A.C.F.J.T
4 clubs de handball (masculin)
4 clubs de handball (féminin)
Scout TRATRINGA(en veilleuse)
Association théâtrale NOUR EL HAYAT(en veilleuse)
Association ULANGA(en veilleuse)
Madrassati NOUR ISLAH
Madrassati SILAHI
Madrassati SUIDIKIL IMAN
Madrassati SAKANI
Buts : développement du folklore et de la culture protection de l'environnement éducation et organisation des jeunes
Problèmes évoqués et souhaits:
Equipement: mobilier, documentation, sonorisation, décor et costumes théâtrales, logistique pour pépinière et reboisement assainissement des eaux
L' environnement
L'environnement est menacé par les coupes abusives des bûcherons. Il existe dans la zone des colonies de Roussette de Livingstone et une "source minérale" (magi ya chouma) qui méritent d'être protégés. Des actions de reboisement ont été réalisées par ULANGA et le CEA.
Les femmes
Il existe six associations de femmes: Laïti chababi, Nour el hayat, Nouroul islamia, Mabanati décidé, Madrassati fleuria, Madrassati soifinia
Buts: promouvoir la culture islamique, organisation des festivités paysannes pour contribuer aux actions de développement du village.
Problèmes et souhaits: sonorisation, éclairage, instruments de musique, création d'une école ménagère
Particularités
La population toute entière et plus particulièrement la jeunesse est très soucieuse quant à son devenir et celui du village. La population est bien organisée à travers des groupements et associations pour le développement communautaire. Il y a une forte proportion d'émigrés.
Les attentes des paysans
Au niveau des services agricoles: encadrement, intrants agricoles, races améliorées, produits de traitement phytosanitaire produits de traitement vétérinaires
Au niveau des projets: infrastructures de bases, formation
Buts: organisation des festivités paysannes pour contribuer aux actions de développement du village.






































































































































































