La Fondation Comorienne des Droits de l'Homme réagit
La Fondation Comorienne des Droits de l'Homme (FCDH) sur la base des informations recueillies sur le terrain et vérifiées avec la plus grande rigueur scientifique, est préoccupée par la situation qui prévaut dans l'île comorienne d'Anjouan.
En effet depuis que le Président de l'Union des Comores a exprimé sa volonté de rétablir l'autorité de la république par un débarquement militaire dans l'île d'Anjouan en proie à la sécession depuis une décennie, les autorités de fait de cet île multiplient les exactions et les violations des droits humains : Lire la suite
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La situation se gâte.
La ville de Mutsamudu avait pris, ce mercredi 9 janvier, des airs d'une ville en insurrection : trois voitures carbonisées dans le quartier de Habomo, des pneus incendiés dans les quartiers de Missiri, Mjihari et de Mroni, des graffiti dénonçant Mohamed Bacar et son régime à Mutsamudu, Mirontsy et à Ouani. Ce n'est pas la première fois en moins d'un mois que des actions pareilles ont été réalisées dans l'île. Lire la suite
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Chère sœur, Bonjour !
Tu m'as demandé l'autre jour de te parler des événements qui ont le plus marqué l'année 2007 dans ta ville natale de Tsembéhou. J'accepte volontiers de le faire tout en sachant que la tâche n'est pas facile. Et c'est avec un petit pincement au cœur que j'ai ouvert mon bloc note pour ne pas dire mon journal et parcourir les différentes pages consacrées à ta Tsembéhou natale.
Comme tu le remarqueras toi-même l'année 2007 a été spéciale. Je dirai même très spéciale puisqu'elle a vu le retour des séparatistes sur la scène politique tsembéhouenne.
Mais avant de plonger mon regard sur le rétroviseur 2007, permets moi de te parler brièvement d'un fait qui a bouleversé Tsembéhou ce mardi 1 er janvier 2008. Premier jour de l'An, jour chômé et payé, chacun essaie à sa manière de passer agréablement cette journée mémorable. Il faisait beau à Tsembéhou. Quelle fut la consternation quand vers 10h 35 mn du matin la nouvelle tomba ? Issoufi Abdallah n'est plus. Il nous a quitté brusquement et pour toujours. Mais pourquoi le Bon Dieu a choisi ce jour de nouvel An pour l'appeler auprès des siens ? C'est un mystère dont seul Allah connaît le secret.
Ce que je peux te dire c'est que Issouf était un homme bien, généreux, calme et charitable. Plusieurs centaines de personnes se sont déplacées pour lui rendre un dernier hommage. Ils sont venus de tous les coins de l'île. Car comme tu les sais, Issouf était aussi un médecin traditionnel qui avait acquis une grande renommée. Il a traité avec succès plusieurs personnes atteintes de paralysie et autres graves maladies à Tsembéhou et ailleurs. Associant efficacement médecine traditionnelle et médecine moderne, Issouf Abdallah obtenait des résultats miraculeux dans le traitement de certaines maladies. Son passage à l'école de Santé (Moroni) et son séjour à Tananarive (Madagascar) lui ont permis d'acquérir des connaissances de base. Grâce à une documentation personnelle, il s'est formé. Un autodidacte.
Je ne te parlerai pas de ses engagements politiques (militant de première heure du Front Démocratique), de sa vie associative (membre fondateur de Radio Télé Tumpa) ni de sa vie professionnelle (Secrétaire de Direction au collège de Tsembéhou). Je te dis seulement que Issouf n'avait pas que des amis. Un homme d'action de sa trempe, un homme de conviction, un démocrate peut, comme tu peux l'imaginer, avoir devant lui des adversaires parfois farouches. Mais c'est toujours avec son calme et sa sagesse légendaire qu'il les affrontait.
Cet homme, ce grand patriote nous a quitté en douceur ce 1 er janvier pour rejoindre ses aïeux, emportant avec lui ses secrets de la vie.
Enterré un de ses valeureux fils dans le cimetière de Mkiri Wa Hari au milieu des Mourides et autres Cheiks de la confrérie Chadhouili est une façon pour Tsembéhou de rendre un grand hommage à Issouf, de fermer la page de l'année 2007 et d'ouvrir une autre page, celle de l'année nouvelle. La compassion et la solidarité autour et envers la famille du regretté constituent des signaux forts d'un avenir plein d'espoir, d'amour et d'humanité.
L'année écoulée a été spéciale, je te l'avais dit. Des bouleversements se sont produits à Tsembéhou emportant dans ses méandres les espoirs nés des élections du président de l'Union des Comores. Tu savais que c'est en juin dernier que devaient se dérouler les élections des présidents de l'île. Tsembéhou s'était beaucoup donner dans cette campagne. La ville tout entière a voulu se venger de Mohamed Bacar. Et de quelle manière. Pour te donner une idée, je te propose un extrait d'un article paru dans le journal Kashkazi. Clique ici pour lire cet extrait.
Le reste tu peux le deviner. Les partisans de Bacar avaient eu chaud. Ils étaient dans une colère noire et je t'assure qu'aujourd'hui encore cette colère les habite. Les Tsembéhouens ont rendu à Mohamed Bacar la monnaie de sa pièce. Le 2 mars 2003 reste une blessure dans la mémoire collective des habitants de Tsembéhou. Pour plus d'informations sur cette date clique ici.
Ce qui s'est passé par la suite a été déterminant. M. Ali Nadjib, alors ministre dans le gouvernement de Bacar, va chercher à désigner des bouc émissaires. Il les trouvera dans les rangs de ses anciens alliés. Ceux-là mêmes grâce auxquels il a accédé à ce poste. Pour leur part, les séparatistes de Tsembéhou ont profité de cette faille et l'ont enfoncé. Ils lui ont attribué la responsabilité de cet échec. Lire la suite
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